Bien le bonjour !


La SMCC

La SYLVICULTURE à COUVERT CONTINU



Le Collectif Forêt Vivante Sud-Gironde 

 

vous propose une  plaquette informative et réaffirme son engagement pour une forêt naturelle, mélangée et contre les coupes rases.

Possibilité d'imprimer la plaquette en A4


INCENDIES et OBLIGATIONS LÉGALES de DÉBROUSSAILLEMENT

Les INCENDIES de PINÈDES

 

Les INCOHÉRENCES

 

des OBLIGATIONS

LÉGALES

de DÉBROUSSAILLEMENT

 

O.L.D.

 

Les habitant-tes des Landes de Gascogne

vivent à proximité

ou dans un Élevage de Bois Industriel.......


BILLET de PIN

En général, les citoyens des Landes de Gascogne comprennent l’utilité de l’effort de débroussailler. Ils sont cependant choqués et mécontents de constater que cet effort républicain demandé « pour garantir la sécurité publique » ne soit demandé qu’aux citoyens habitants près des forêts, et non pas aux propriétaires forestiers, et qu’ils soient de plus réquisitionnés par la force publique pour aller travailler gratuitement chez les sylviculteurs, un peu comme à l’époque où les seigneurs avaient à leur disposition des manants taillables et corvéables à merci. Comment faire mieux pour casser du lien social ... et crédibiliser l’idée que « le peuple est oppressé par les riches » ?

 

De plus, le parti pris de répartir le travail qui revient (de droit ?) aux forestiers à tous leurs voisins conduit à une masse de travail considérable et sujette à contestations : détermination exacte de chacune des zones attribuées à chaque voisin ; détermination exacte du prix à payer pour chaque voisin s'il a recours à une entreprise retenue aussi par ses voisins; demande de crédit d'impôt et accès à son dossier administratif pour chaque voisin ; mise en première ligne des maires chargés de faire passer la loi et de contrôler son application auprès de chaque administré concerné, ... ne serait-ce pas cumuler injustice ressentie et création de conflits ? N'y aurait-il pas plus juste et plus simple, plus efficace ? 

Les Incendies de Pinèdes

Un dossier très complet

Les Obligations Légales de Débroussaillement


Encore des coupes de feuillus, encore des destructions de biodiversité.

Ces derniers mois des récoltes industrielles de forêt défigurent encore le Bassin du Ciron.

Des espaces forestiers de pins et de feuillus dévastés par des coupes rases, la biodiversité est laminée.

Ces espaces deviendront des champs de monoculture industrielle de pins.

Le Nizan

lignan De bazas

le tuzan

Des méthodes de gestion forestière désastreuses. En limite d'un champ de panneaux voltaïques plusieurs hectares de feuillus sont passés au broyeur pour éradiquer la strate arbustive, la régénération naturelle et la biodiversité du sol forestier.


des vidÉos sur le massif landais


Pour une Forêt diversifiée à couvert continu.

 Sylviculture irrégulière, continue et proche de la nature.

Exemple de La sylviculture PRO SILVA.

La gestion des forêts selon les principes de PRO SILVA est une stratégie tendant à optimiser le traitement des écosystèmes forestiers, afin qu'ils remplissent d'une manière durable et rentable leurs multiples fonctions socio-économiques.

 

Dans le but de minimiser les risques écologiques et économiques, cette sylviculture s'appuie très largement sur les processus naturels.

 

Elle respecte les lois de la dynamique des forêts naturelles, en ménageant leurs forces, en se servant de leur diversité, en conduisant leurs évolutions souvent imprévisibles en vue de la réalisation des objectifs fixés et en y minimisant les introductions d'énergie et de matières. 

 

Une sylviculture proche de la nature correspond à un traitement des écosystèmes forestiers basé sur la continuité du couvert et le respect le plus élevé possible des processus naturels de croissance et de re nouvellement de la forêt.

Elle peut être mise en œuvre pour un très grand nombre d'essences et de stations et repose sur deux principes majeurs : la gestion de la fonctionnalité et la gestion du sous-étage.

La gestion de la fonctionnalité consiste à gérer au mieux l'état existant d'une forêt.

 

La sylviculture pratiquée est une sylviculture à l'échelle de l'individu et non du peuplement : c'est une sylviculture d'arbre. Le diamètre d'exploitation est une notion qui dépend de l'essence, de la qualité et de la station : un arbre sera maintenu aussi longtemps que sa valeur commerciale augmente. Cette règle conduit à concentrer la production sur les sujets de gros diamètre et de la meilleure qualité.  

 

La gestion du sous-étage sous-entend la gestion de la lumière et des conditions microclimatiques. Elle doit permettre de provoquer la régénération et de maîtriser sa composition en essences. Elle cherche

également la diminution des frais de production par utilisation des mécanismes naturels par l'automation biologique. Dans ces conditions, la régénération n'est pas perçue comme un but en soi mais comme un moyen.

Cette gestion du sous-étage est justifiée par une volonté de cumuler la production de jeunes et de vieux arbres, de réduire la concurrence de la végétation adventice, de favoriser la qualité des jeunes plants grâce à l'éducation en demi-ombre et leur protection contre la sécheresse, la chaleur et le gel. Une telle sylviculture donne une plus grande place à l'observation et les travaux sont limités autant que possible.

 

L'étude des forêts naturelles est riche en enseignements, mais la question n'est pas d'arrêter la gestion, c'est de s'inspirer des processus naturels que l‘écosystème forestier offre gratuitement et d'en tirer parti pour obtenir des arbres de qualité en minimisant les dépenses. Il est ainsi possible d'obtenir une sylviculture alliant rentabilité économique et respect écologique.

Source : Pro Silva

Elle respecte les lois de la dynamique des forêts naturelles, en ménageant leurs forces, en se servant de leur diversité, en conduisant leurs évolutions souvent imprévisibles en vue de la réalisation des objectifs fixés et en y minimisant les introductions d'énergie et de matières. 

 

Devant la longueur du cycle de production en forêt (souvent supérieure au siècle), la notion de stabilité est fondamentale : il s'agit d'aider la forêt à mieux résister aux agressions possibles (maladies, vent, etc.). Cet état est recherché en diversifiant à tous les niveaux (essences, grosseurs et hauteurs), en favorisant le développement de la biodiversité et en permettant aux couronnes des plus beaux arbres de se développer sans contrainte.

 

La flexibilité des peuplements doit également être recherchée : il s'agit de leur capacité à se reconstituer rapidement et sans interventions artificielles après catastrophes (résilience). Cette flexibilité est conditionnée par une grande dispersion des diamètres des arbres et par la présence de régénération naturelle diffuse.

 

Ainsi, en sylviculture proche de la nature, un arbre remplit plusieurs fonctions à la fois :

  •  production de bois
  •  structuration du peuplement
  •  régénération
  •  éducation des jeunes arbres
  •  biodiversité.

Une forêt gérée en futaie continue doit permettre d'arriver à obtenir des peuplements structurés, stratifiés, présentant un mélange pied à pied d'individus aux fonctions bien différenciées :  

- Un peuplement adulte constitué :

 d'individus producteurs de grande qualité,

 d'individus de forte valeur écologique,

 d'individus remarquables à valeur patrimoniale.

- Un jeune peuplement constitué de perches éduquées à l'ombre des grands arbres, près à prendre la relève le moment venu.  

- Une régénération naturelle diffuse, profitant de l'ambiance forestière engendrée par le couvert du peuplement adulte.  

Source : Pro Silva


ARTICLE DE RUE 89

Simon Barthélémy 

Journaliste

La monoculture du pin maritime dans le Massif Landais

UN NID À INCENDIE

Les dangers de la monoculture du pin dans le massif landais ont été dénoncés par les ingénieurs forestiers depuis plus d'un siècle.
Ils n'ont eu de cesse de proposer la constitution de larges espaces de feuillus, de cultures et de pare-feu pour limiter les propagations des incendies alimentées par un pin combustible

 Extraits d'articles publiés dans la "Revue des Eaux et Forêts" (Source Gallica BNF).

Ils sont éloquents !!
1948  Il faut de toute urgence rompre l'uniformité de la forêt landaise qui, de Bordeaux à Bayonne et de Nérac à l'Océan, ne comprend que du pin maritime.

1894  On a songé à constituer des pare-feu avec l'acacia ou le chêne tauzin, mais il est préférable d'employer le chêne pédonculé et de l'aménager en futaie. On crée ainsi des massifs de chêne qui ont à peu près la même superficie que les massifs de pins.

1935  J'entends dans la constitution d'un peuplement d'essences mélangées, un élément de résistance à l'incendie, rien de mieux.

1893  Pour préserver les forêts de pins maritimes contre les incendies, on divise les peuplements au moyen d'allées dites garde-feu qu'on établit tous les cent mètres.

1901  Préconisation de recouper les pignadas par des allées de 60 m bordées de chênes pédonculés, de façon que cette essence occupe le dixième du terrain boisé. Car « le chêne pédonculé est l'arbre des Landes aussi bien que le pin maritime ».

1901  La flamme monte vite très haut, elle file le long des quarres et elle atteint infailliblement la cime des pins, dont le feuillage et les ramules, quoique verts, brûlent très vivement. Des cônes éclatent comme des obus et leurs fragments en ignition, ainsi que mille étincelles et parcelles de charbon incandescentes, volent de côtés et d'autres ; le vent peut les porter extraordinairement loin.

1909  Avec leurs peuplements de bois résineux, avec leurs sous-étages de jeunes pins, de brandes, de genêts et d'ajoncs, avec leur sol recouvert d'aiguilles sèches et jonché de pommes de pins, qui sont autant d'agents merveilleux de propagation, les forêts de pins constituent d'excellents foyers de combustion.

1903  Pour défendre les massifs de pins contre le feu, on recommande depuis longtemps de les recouper de bandes boisées en essences feuillues

1903  La température par elle-même très élevée et augmentée par l'intensité du feu, produit en ce moment un tel effet aux arbres pins et à la résine coulée, qu'il s'en dégage un certain gaz rendant l'air suffoquant et inflammable.

1893  On peut dire sans exagération que tout massif de pin maritime, est presque fatalement condamné à succomber aux atteintes de l’incendie qui s’y est déclaré, s’il n’est pas entrecoupé de pare-feu.

1948  Les Landes subissent les terribles méfaits de la monoculture. Il faut donc développer la production agricole, constituer comme dans le Marenssin un massif forestier entrecoupé de cultures et de prairies qui sont les meilleurs pare-feux.

1948  Il faudra adopter des méthodes variées et surtout faire accepter par les propriétaires le sacrifice de consacrer des centaines d'hectares à d'autres arbres que le pin maritime.

1945  La plantation dans les pare-feu d'essences feuillues qui, étouffant la végétation arbustive et maintenant l'humidité, constitueraient des rideaux incombustibles, donnerait d'heureux résultats.

1948  Comme les feuillus poussent lentement, il ne faut pas attendre plus longtemps pour les introduire dans les reboisements des zones incendiées. Tout le monde sait que les moutons et surtout les chèvres sont les meilleurs débroussailleurs.

1909  L'avantage de ces pare-feu de chênes tauzins consiste à offrir aux propriétaires des massifs d'un rapport assez élevé, ce qui permet d'éviter le préjudice résultant de la déperdition du terrain dans l'emploi des pare-feu ordinaires.

1990  Je contemplais, fasciné, les pins s'embraser d'un coup, comme une allumette, du pied à la cime dans l'odeur de térébenthine et de résine ... surchauffée par l'incendie, qui perlait des troncs.

1882  La résine produit en se consumant une chaleur si vive qu'à 50 mètres de distance il est impossible d'approcher

1892  On se sert de pommes de pin sèches : c'est le plus rapide et le plus économique des allume-feux. 

Les temps ont bien changés.
Depuis que les pins, transformés en poteaux, vont étayer les galeries de mines anglaises et qu'ils ont pour principaux clients des acheteurs en livres; depuis que la barrique de résine se paie plus cher que la barrique de vin, les sauvages de 1829 sont devenus les rois de la forêt et même de la ville.
Ils entendent régner en maîtres dans leurs vastes pignadas et n'ont d'autre rêve que d'échapper quelque jour au contrôle de l'administration forestière.
D'ailleurs, on n'aime plus les arbres, aujourd'hui, et tout est prétexte à leur destruction.
Ceux-là même qui en vivent, et parce qu'ils en vivent, ne songent qu'à les abattre pour en tirer immédiatement le maximum de profit, sans se rendre compte qu'ils mangent leur capital: mais ce sont eux qui le dévorent, et cette satisfaction égoïste leur suffit.
Le mal serait encore réparable si les vandales, propriétaires, marchands de bois ou exploiteurs de scieries, replantaient au fur et à mesure qu'ils déboisent.
Mais à quoi bon planter ? La vie est brève, elle est devenue fiévreuse. et c'est tout de suite qu'il faut trouver un rendement à l'effort, parce que c'est à son auteur qu'il doit profiter.
Cet effort leur paraît vain si c'est une autre génération qui est appelée à en bénéficier.
Que n'ont-ils eux-mêmes reçu de leurs aïeux une leçon si bien méritée.
Voilà comment, peu à peu. toutes les contrées de la France sont déboisées, ruinées, que le rôle hydrologique de !a forêt n'est plus rempli et que de terribles inondations dévastent de temps à autre le pays. ·
Cette rage destructive s'exerce même là où, en somme, aucun profit direct et véritable ne peut la justifier.
Les arbres de nos routes même, qui agrémentaient le paysage de leurs belles frondaisons et de leur ombre bienfaisante, ils sont, paraît-il, devenus dangereux pour les fous de l'automobile sont systématiquement massacrés chaque année, réduits à l'état de poteaux et même arrachés.
Et sur nos places publiques, déjà si désertiques et inhospitalières, des jardiniers malfaisants, ennemis jurés d'arbres qu'ils détestent parce qu'ils ne les comprennent pas et qu'eux aussi en tirent des fagots et des planches, s'acharnent périodiquement contre les plus beaux ormeaux, les platanes les plus magnifiques, qui sont décapités, amputés, hachés et réduits à un tronçon de fût d'où quelques moignons informes s'élancent comme des bras tordus par le supplice et qui appelleraient encore au secours !
 
Extrait d'un article de B. Saint-Jours, Les dunes du littoral gascon, dans Actes de l'Académie nationale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux. 1927. source Gallica BNF

L'overdose des champs de pins est déjà là !!!

 

N'oublions pas que le Bassin versant du Ciron c'est déjà ça !! 

 

Tout est Pin !!